Entretien, taxe sur les véhicules de société, responsabilité en cas d’infraction… la mise à disposition d’un véhicule de société à ses salariés impose par conséquent au dirigeant un certain nombre d’obligations.

Le véhicule de société – appelé aussi « véhicule de service » – ne peut être utilisé que pour les seuls déplacements professionnels. « C’est un outil professionnel stricto sensu », confirme Violaine Savant-Ros, expert-comptable au sein du cabinet ACG, membre du groupement France Défi. Cependant, il est sur ce point à distinguer du véhicule de fonction qui, lui, « est un élément de la rémunération et à ce titre soumis à des charges sociales sur la part représentative de l’utilisation personnelle.» En cas de contrôle Urssaf, l’employeur doit pouvoir apporter la preuve de l’utilisation faite du véhicule.

Une taxe annuelle
De plus, qu’ils soient de fonction ou de société, le dirigeant a l’obligation de s’acquitter de la taxe annuelle sur les véhicules de société (TVS ou TVTS). Une taxe « qui ne s’applique pas aux entreprises unipersonnelles, type EIRL, entreprise individuelle ou micro-entreprise », précise l’expert-comptable. Sont concernés les véhicules particuliers (« VP » sur la carte grise) et de tourisme. De même que certains véhicules à usage multiples (catégorie N1), type camionnette équipée de banquettes pour le transport de passagers. Depuis le 1er janvier 2019, les pick-up d’au moins 5 places entrent également dans le champ de la TVS. Les véhicules utilitaires, sans banquette arrière ni point d’ancrage pour en fixer, en sont exemptés.

Une obligation d’entretien et d’assurance
Assurance, carburant, entretien, réparations… les frais du véhicule sont de même à la charge de l’employeur. En cas d’accident dû à un mauvais entretien, il peut être tenu responsable. En échange, les salariés doivent veiller à prendre soin du véhicule. Il est recommandé de rappeler dans la charte les opérations qui incombent au salarié (contrôle des niveaux, pression des pneus, nettoyage et entretien de l’habitacle…) et les procédures à respecter (dépôt du véhicule au garage, contact du gestionnaire de flotte…).

Véhicule de société : que se passe-t-il en cas d’infraction ?
Depuis 2017, en cas d’infraction routière, la loi oblige l’employeur à désigner le salarié fautif, qui devra régler l’amende et se voir éventuellement retirer des points sur son permis. Si, par exemple, l’employeur refuse de communiquer les coordonnées de son salarié dans un délai de 45 jours, il s’expose à une amende de catégorie 4, particulièrement salée : 3750 euros pour l’entreprise et de plus 750 en tant que représentant légal.

Le détail ici legiest.fr

 

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